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18 juin 1940 - 27 mai 1943 les deux dates d'Honneur de la Résistance

Le 18 juin 1940, en lançant son fameux appel, le Général De Gaulle a allumé la flamme de la Résistance. Fragile et vacillante en ce début des années noires, elle a tiré sa force et son ampleur du sacrifice de ceux qui combattaient sur les sables d’Afrique, aux confins du Niemen, sur les pentes de Monte Cassino et sur les plages de Provence et de Normandie ; le sacrifice des hommes et femmes de « l’armée de l’ombre » combattant sur le sol de France souillé par l'occupant. Tous rassemblés ce 27 mai 1943, sous l’autorité du Général et de Jean Moulin, son délégué, ils ont pu hisser la France au rang des vainqueurs. Avant le 27 mai, il y avait des résistances. Après, il y avait la Résistance.

La France commémore chaque année « l’appel du 18 juin », l’appel historique du Général de Gaulle lancé en 1940 sur les ondes de la B.B.C. Cette date est désormais inscrite au calendrier mémoriel de la nation : « Journée nationale commémorative de l’Appel historique du Général de Gaulle à refuser la défaite et à poursuivre le combat contre l’ennemi ».
Or, à la demande de l’A.N.A.C.R et de l’U.F.A.C. (Union Française des Associations de Combattants et victimes de guerre) d’instaurer une journée nationale de la Résistance commémorée le 27 mai, jour anniversaire de la création du Conseil National de la Résistance, il nous est opposé l’existence de la commémoration du 18 juin. C’est d’ailleurs la réponse que vient de faire à l’A.N.A.C.R. Mr. Hubert Falco, Secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants qui voit une concurrence entre les deux dates.
A cette objection, l’A.N.A.C.R. fait remarquer que si « l’appel du 18 juin » est fondateur de la Résistance, le 27 mai 1943 est le couronnement de l’œuvre immense commencée à Londres par le chef de la France Libre aux jours sombres de la défaite. Il n’est que de lire les mémoires du Général pour s’en convaincre. « Le télégramme de Jean Moulin me confirmant la création du C.N.R. le 27 mai et publié par les radios américaines, britanniques et des Français libres, produisit un effet décisif, non seulement en raison de ce qu’il affirmait, mais aussi, et surtout, parce qu’il donnait la preuve que la Résistance française avait su faire son unité. La voix de cette France écrasée, mais grondante et assurée, couvrait soudain le chuchotement des intrigues et les palabres des combinaisons. J’en fus, à l’instant même, plus fort, tandis que Washington et Londres mesuraient sans plaisir, mais non sans lucidité, la portée de l’évènement ».
Le 18 juin et le 27 mai sont bien les deux dates d’Honneur de la Résistance française. L’une et l’autre méritent de figurer au calendrier mémoriel de la nation (journées non fériées et non chômées). C’est le vœu de l’A.N.A.C.R. et l’U.F.A.C. ; celui de nombreux élus qui ont répondu à la carte-pétition exprimant cette demande au Président de la République. L’A.N.A.C.R. de la Corse du Sud qui a sollicité les parlementaires du département à reçu, à ce jour, la réponse favorable de deux d’entre eux : le sénateur Nicolas Alfonsi (M.R.G.) et Le député Camille de Rocca Serra (U.M.P.). Il ne nous est pas encore parvenu de réponse de la part du Député Maire d’Ajaccio, Monsieur Simon Renucci, mais la cérémonie organisée tous les ans, le 27 mai, à Ajaccio par la municipalité augure bien de la réponse que nous attendons.

La réponse de Monsieur Nicolas Alfonsi : « Je reçois votre courrier du 20 janvier dernier, attirant mon attention sur votre souhait qu’une journée nationale de la Résistance soit inscrite au calendrier mémoriel de la Nation, en proposant que la date du 27 mai, initiative que je trouve particulièrement heureuse, soit retenue pour cette commémoration. J’adresse la demande au Président de la République. Je vous prie d’agréer…. »

La réponse de Monsieur Camille de Rocca Serra : « J’ai bien reçu votre courrier en date du 20 janvier dernier par lequel vous avez attiré mon attention sur votre campagne d’opinion visant à faire inscrire au calendrier mémoriel de la Nation une journée nationale de la Résistance. Conscient de l’importance symbolique qu’une telle initiative revêtirait, c’est très volontiers que je m’associe à votre démarche en retournant la carte-pétition à Monsieur le Président de la République. Je vous prie de croire (…). Bien à vous ».

Posted by cabrio2b