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Michel BOZZI, dit "Bianchi"

Né(e) à Coti-Chavari (France, Corse du Sud(2A)), le 17 Mars 1910 - Décédé(e) à Bastia (France, Haute-Corse(2B)), le 30 août 1943

Dans le cadre du réseau Pearl Harbor, l'adjudant chef Michel Bozzi est débarqué début février 1943 par le sous-marin Casabianca pour y faire du renseignement. Il est arrêté le 16 juin. Condamné à mort, il est fusillé le 30 août 1943.

Michel Bozzi est le fils de Paul et Lucie Sanviti. C’est en Algérie où sa famille s’est expatriée qu’il s’engage, à 18 ans, dans l’armée ; plus précisément, le 1er régiment des Zouaves, un corps d’élite.
Après le débarquement des alliés anglo-saxons à Alger en novembre 1942, l’adjudant chef Michel Bozzi est recruté par Paul Colonna d’Istria et détaché au 2ème bureau pour opérer, sous les ordres du Commandant De Saule, dans le cadre du réseau Pearl Harbor.
Avec deux autres militaires « radios », il embarque début février à Alger sur le sous marin Casabianca qui après une mission à l’ouest de Saint-Tropez rejoint les côtes de Corse pour y débarquer les trois hommes, leurs postes émetteurs ainsi que des armes et munitions destinées à la Résistance.
La plage d’Arone sur la commune de Piana est choisie pour ce débarquement. Ce soir du 5 février, la mer est un peu agitée et en plus, le rendez-vous avec les Résistants est manqué. Les patrouilles ennemies surveillent les côtes. Pour échapper à leur vigilance, les hommes se réfugient dans la maison en ruine d’un berger. Le lendemain, ce sont 450 mitraillettes et 60 000 cartouches qui seront mises à terre et planquées en attendant l’arrivée des Résistants. Grâce à eux, Michel Bozzi rejoint Ajaccio qu’il connait et où il peut compter sur sa famille et ses amis. Après avoir accomplit sa mission - renseignement et transmissions au PC d’Alger - il doit embarquer pour l’Algérie mais cède sa place à un colonel recherché par la police politique italienne. Resté en Corse, il se propose pour une deuxième mission au cours de laquelle les informations transmises permettront la destruction de deux bateaux italiens.
Mi-juin, l’étau se resserre. Michel Bozzi, pressentant la menace proche, avertit sa famille et ses amis pour qu’ils détruisent tous les documents qui pourraient lui nuire. Le service de contre-espionnage, informé par un « donneur », apprend qu’un contact entre deux suspects sera établi au « Petit Bar », sur le cours Napoléon. Le 16 juin à 19 heures 30, Michel Bozzi, après avoir posté un dernier courrier, est arrêté sur les escaliers de la poste centrale, sur le cours Napoléon, et est incarcéré dans la citadelle d’Ajaccio. Ayant été avertie d’un projet d’évasion, l’occupant le transfère à Bastia dans le courant de la nuit. Interrogé sans relâche, torturé plusieurs fois, il ne livre aucun renseignement. Le 28 août, il est condamné à la peine capitale. Il est fusillé, face à l’ennemi, le 30 août 1943 à Bastia, Place Saint-Nicolas. Il avait 33 ans.

Posted by cabrio2b