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Pierre GRIFFI, dit "Denis"

Né(e) à Alger (Algérie), le 13 Mai 1914 - Décédé(e) à Bastia (France, Haute-Corse(2B)), le 18 août 1943

D'origine corse, Pierre Griffi, fils de Don Jean et Pauline Didier, est né à Alger. Homme de gauche, il combat le fascisme dans les rangs de Brigades Internationales, en Espagne.

Pendant la guerre

Officier de la résistance. Il débarque en Corse en 1942, en tant qu'officier radio de la mission conduite par le commandant Roger de Saule et le lieutenant Laurent Preziozi - les fondateurs du réseau Pearl Harbour-  ainsi que le lieutenant Toussaint  Griffi (adjoint au Chef de mission). Ce fut l’arrivée en Corse de la première mission française venue d’Alger à bord du sous-marin « Casabianca » et débarquée clandestinement le 14 décembre après quatre jours de navigation périlleuse. Déposée dans la crique de Topiti, baie de Chiuni (entre Piana et Cargèse), la mission entièrement française disposait de mitraillettes et d’un poste émetteur-récepteur.
Grâce à la complicité de la population Pierre Griffi pourra trouver des « planques » lui permettant de donner des informations capitales aux Alliés  Arrivé à Ajaccio il va entrer en contact, accompagné de Laurent Preziosi, avec des communistes ajacciens, notamment André Giusti, chargé par le Front National de centraliser les renseignements sur l’ennemi. André Giusti, Jean Nicoli et Nonce Benielli établissent une liaison permanente avec Pierre Griffi qui émettra six mois pendant lesquels 270 messages seront transmis à Alger.
Le 9 juin 1943, arrêté par l’O.V.R.A (la Gestapo italienne), condamné à mort par le Tribunal Militaire du VIIe Corps d\'Armée italien pour espionnage, il revendique fièrement ses responsabilités. Patriote inébranlable, il n’ouvrira plus la bouche jusqu’au procès où son attitude forcera le respect de ses juges. Malheureusement les messages en préparation établiront la « complicité » d’autres résistants  et parmi eux Nonce Benielli.
Le 14 août, s’ouvre à Bastia le procès Griffi-Benielli. Pendant les deux mois de l’instruction, Pierre Griffi a résisté à toutes les tortures. Il se fera honneur d’avoir provoqué, par ses informations, le torpillage du transport italien Francesco Crispi.
Il sera  fusillé, à Bastia, le 18 Août 1943 à 6H30 du matin  par les Chemises Noires.
 Reconnu Mort pour la France. Un monument avec plaque et buste le représentant perpétue sa mémoire au Square Griffi, rond-point de la gare à Aiaccio. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la ville de Bastia, sur celui de la commune de  Poghju di Nazza, et sur la Stèle Commémorative de la ville de Corte.

Posted by cabrio2b