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2 résolutions de l'ANACR et les Amis de la Résistance

Les assemblées générales de l'ANACR et des Amis de la Résistance ont adopté deux résolutions : une traitant des manuels scolaires, l'autre de la mémoire de la collaboration.

1) A propos des manuels scolaires

assemblee-generale_11-01-2008-2.JPGTrop souvent nous avons à déplorer que dans la chronologie de la libération de notre pays durant la seconde guerre mondiale, on cite Bayeux comme étant la première ville de France libérée (en juin 1944) au lieu d'Ajaccio (en septembre 1943), le Calvados (en juin 1944) au lieu de la Corse (en octobre 1943) qui a été « le premier morceau libéré de le France ». 

Nous nous employons avec d'autres à relever cette erreur et à en demander la correction à ceux qui la commettent. Cependant il est une source d'erreurs sur laquelle les services de l'État ont pouvoir d'intervenir : il s'agit des manuels scolaires. Rien n'oblige ces manuels à ce qu'ils mentionnent la chronologie de la libération de la France mais quand ils le font encore faut-il que soit respectée la vérité. Nous demandons au Ministre de l'éducation nationale d'y veiller

2) A propos de la mémoire de la collaboration

Après un silence gêné qui a suivi l'après-guerre on assiste depuis une trentaine d'années, à la réhabilitation de cette minorité de corsistes (de talent, c'est vrai) qui ont eu, nous expliquent leurs défenseurs, pour seul tort de trop aimer la Corse et qui ont été poussés dans les bras de Mussolini par la France jacobine qui a toujours refusé de les entendre. Articles de presse, émissions radios et TV, livres, sites internet, rien ne manque pour nous expliquer qu'ils ont été injustement condamnés par les tribunaux à la Libération. Implicitement aujourd'hui, et peut-être demain explicitement, on nous prépare leur réhabilitation juridique. Il faudrait déjuger les juges qui les ont condamnés à la Libération. Et si on laisse faire, il faut craindre alors que la Résistance ne soit sommée un jour de se justifier pour avoir résisté. D'aucuns vont même jusqu'à former «... le voeu que soixante ans après la fin de la seconde guerre mondiale, les Corses admettent que (...) la Corse, c'est à la fois [...], le résistant Jean Nicoli et l'autonomiste Petru Rocca ». En somme, durant la nuit de l'occupation tous les chats étaient gris ! On est en pleine confusion.
Oui, il y a bien une histoire de la Corse dont Jean Nicoli et Petru Rocca ont été les acteurs mais si l'un est la mémoire fortifiante du meilleur, l'autre est celle douloureuse du pire. On ne saurait les amalgamer. Comme on ne saurait confondre la mémoire de Jean Moulin et celle de Brasillach. Un est au Panthéon et l'autre au ban de la nation. Nous devons veiller à ce qu'il en soit toujours ainsi.

Posted by cabrio2b