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Jean Mèmè Ferrandi honoré à Peri

L'école du village de Peri porte désormais le nom du grand résistant Jean Mèmè Ferrandi mort à Paris, lors des combats libérateurs de la capitale en août 1944. Le 9 septembre dernier, le population et les officiels étaient invités à la cérémonie d'inauguration de l'école où il enseigna.

ecole-peri_jean-meme-ferandi.jpgLa municipalité de Peri a ré-ouvert en cette rentrée 2007 l'école rénovée du village et c'est le 9 septembre, jour anniversaire de l'insurrection libératrice de 1943, que les officiels et la population étaient invités à la cérémonie d'inauguration de ce lieu qui portera désormais le nom du résistant Jean Mèmè Ferrandi. Bel hommage rendu à celui qui enseigna deux ans durant dans cette même école à partir de 1928.

De Peri, le village de son épouse Toussainte, la famille se rend à Paris où Mèmè est muté. Il continue à militer activement au parti communiste et au syndicat des instituteurs. Mobilisé en Corse au début de la guerre, puis démobilisé pour cause de capitulation de Pétain, il doit rejoindre Paris ; Paris occupé par les troupes nazies. Situation inacceptable pour Mèmè. Il rejoint la Résistance. En octobre 1942, il échappe à la police française venue l'arrêter dans son école. Il entre alors dans la clandestinité. Policiers français et Guestapo harcèlent sa famille qui vit dans l'angoisse permanente. Rien n'y fait. Jean-Mèmè Ferrandi poursuit le combat : il anime le journal clandestin « L'école laïque » et s'engage plus encore dans la Résistance. Son épouse Toussainte, agent de liaison, l'y rejoint. En mai 1944 il s'engage dans les Francs-Tireurs et Partisans Français (FTPF). Il fut parmi les organisateurs de la mémorable manifestation du 14 juillet 19444 à Paris. Au sein du bataillon Bara, il est responsable de la défense du quartier des Halles. C'est là, dans sa quarantième année, lors des combats de Paris de l'été 44, qu'il sera mortellement blessé le 25 août.

« Il est mort, a rappelé le Maire de Peri, Ange Guerrini, pour les valeurs qu'il a incarnées et défendues tout au long de sa vie : l'honneur, le courage, la générosité, l'engagement et la foi dans l'humanité. Ces valeurs, ce sont celles que l'école laïque et républicaine se doit de transmettre à nos enfants » a rappelé Ange Guerrini.

A l'heure où d'aucuns nous invitent à admettre que "La Corse c'est à la fois (...) le grand résistant Jean Nicoli et Petru Rocca", il est salutaire de rappeler que les valeurs pour lesquelles Mèmè Ferrandi est mort, sont à l'opposé de celles de l'irrédentisme, que l'déal de Jean Moulin est antinomique de celui de l'écrivain collaborateur Brasillach. On ne saurait confondre l'un et et l'autre.

Posted by cabrio2b