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La Médiathèque Paul Ciabrini à Marinca-Porticcio

La médiathèque du centre de vacances de Marinca - Porticcio, près d'Ajaccio, porte désormais le nom de Paul Ciabrini, grand Résistant, qui fut après la guerre employé de la CMCAS de Corse. C'est mardi 15 mai qu'a eu lieu la cérémonie d'inauguration, devant un nombreux public, en présence notamment de sa famille, des Résistants et Déportés d'Edf GdF et des représentants de l'A.N.A.C.R.

Joachim Biggi, ancien Président de la CCAS a rappelé le travail -il vaut mieux dire le militantisme- de Paul Ciabrini au sein de l'institution. Albert Ferracci, son ami et ancien compagnon d'armes, a rendu hommage au Résistant. « Depuis cette période de la Résistance, en souvenir des périls partagés, notre amitié fut toujours inséparable » devait-il conclure son allocution. Auparavant, il a retracé, a grands traits la vie de cet infatigable militant. 

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Quand éclate la guerre d'Espagne en 1936, prologue de la 2ème guerre mondiale en Europe, Paul veut s'engager dans les Brigades Internationales. L'offre est refusée. Trop jeune ! Il n'a que 18 ans. Il a déjà une bonne expérience de la lutte syndicale qu'il mène avec les dockers de Porto-Vecchio, il est membre des « Jeunesses communistes » mais l'âge est un handicap rédhibitoire. Trop jeune, soit ! Mais un dangereux bolchevique pour le régime de Vichy et les troupes italiennes qui occupent la Corse de puis le 11 novembre 1942. Il est arrêté et emprisonné. Par pour longtemps ; en effet, il s'évade et rejoint un groupe de Résistants basé dans une grotte près d'Arca de Porto-Vecchio.
Sous la direction du gaulliste Joseph Pietri il participe à la réception des parachutages sur le plateau de Cagna. Fin juillet 1943, il sera chargé, avec une quinzaine d'autres patriotes, de capturer un officier italien de haut-rang pour l'échanger contre Jean Nicoli qui a été arrêté le 27 juin. Le guet-apens dure deux jours ; hélas, sans succès. On lui confie avec quelques autres compagnons, la délicate mission de mettre hors d'état de nuire des délateurs ; mission accomplie. En septembre, il s'illustre dans les combats de l'Ospedale pour barrer la route à une colonne de blindés allemands qui veut rejoindre Zonza. Après deux jours de combats, les chars allemands rebroussent chemin. Ce sont ces faits d'armes, parmi les plus connus, qui vaudront à Paul Ciabrini d'être élevé au grade de lieutenant FFI. « Un patriote exemplaire et intrépide » dit la citation qui accompagne cette distinction décernée par la nation.

Posted by cabrio2b