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Les manuels d'histoire doivent respecter la vérité

Les manuels d'histoire doivent respecter la vérité : la Corse a bien été "le premier morceau libéré de la France". L'A.N.A.C.R. et les Amis de la Résistance de la Corse du Sud ont adressé une lettre au Ministre de l'Education Nationale pour lui demander qu'il veille au respect de la vérité quand les livres d'histoire traitent de la chronologie de la libération du pays.

 

A.N.A.C.R. COMITE DEPARTEMENTAL DE LA CORSE DU SUD
DES ANCIENS COMBATTANTS DE LA RESISTANCE
Maison des Combattants 1, Bd. Sampiero B.P. 271 *
20180 AJACCIO
ET
LE COMITE DE LA CORSE DU SUD DES AMIS DE LA RESISTANCE




Monsieur le Ministre le l'Éducation Nationale

Ajaccio, le 15.10.07



Monsieur le Ministre, 

Trop souvent nous avons à déplorer que dans la chronologie de la libération de notre pays durant la seconde guerre mondiale, on cite Bayeux comme étant la première ville de France libérée (en juin 1944) au lieu d'Ajaccio (en septembre 1943), le Calvados au lieu de la Corse (en octobre 1943) comme étant « le premier morceau libéré de le France ».
Pourquoi cette erreur si fréquemment commise ? Par ignorance des faits bien sur ; ignorance parfois même d'historiens renommés. Comment s'étonner dès lors que les médias répandent cette contre-vérité ? La correction ne peut se faire dans ce cas que par des mises au point répétées. Nous nous y employons avec d'autres. Cependant il est une source d'erreurs sur laquelle les services de l'État ont pouvoir d'intervenir : il s'agit des manuels scolaires. Rien ne les oblige à mentionner la chronologie de la libération du pays mais quand ils le font il faut que soit respectée la vérité.
Nous vous serions gré, Monsieur le Ministre d'y veiller. Non pas pour tirer gloire de ce fait historique, car avoir été les premiers libérés tient pour partie à la position géographique de l'île et au déroulement des opérations militaires en Méditerranée. Mais reconnaître que l'île a été «  le premier morceau libéré de la France » comme l'affirmait le général De Gaulle, c'est admettre qu'elle fait bien partie de la nation. Certains le contestent aujourd'hui -et c'est leur droit- comme le contestaient les irrédentistes en d'autres temps. Mais qu'il ne soit pas dit que les manuels scolaires participent à alimenter les thèses séparatistes en excluant la Corse de la chronologie de la libération du pays. Il y va du respect de la vérité historique. Il y va aussi du respect de la mémoire des résistants et l'immense majorité des Corses qui ont toujours rejeté les prétentions annexionnistes de Mussolini et tiré de leur attachement à la patrie la motivation majeure du combat libérateur.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de notre considération distinguée.

 

La Présidente de l'A.N.A.C.R., La Présidente des Amis de la Résistance
Posted by cabrio2b