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BiographiesEvénements FONTANA Albert

27 octobre 2026

Né le 11/06/1915 à Bastia, décédé le 17/09/87 à Bastia.

Albert Fontana
Albert Fontana

De formation mécanicien de marine, et de métier électricien EDF, Albert Fontana a été un résistant discret mais très impliqué. Comme ses 2 frères, il a assumé des responsabilités clandestines sur la ville de Bastia, hormis lorsqu’il a dû se réfugier dans le maquis de Castagniccia pour échapper à l’Ovra, pour organiser le combat sur Bastia jusqu’à la libération totale de la Corse le 4 octobre 1943.

Jeunesse

Fils d’un restaurateur et d’une mère couturière, il nait en 1915 dans la haute ville de Bastia (« Terra Vecchia »), Place d’Armes (désormais Place Vincetti), où ses parents habitent avec son frère ainé, Noël, rejoints tous deux par la suite par Edouard, le benjamin.. A quatorze ans, il entreprend une formation d’apprenti mécanicien puis intègre l’école des apprentis marins de Brest jusqu’en 1934.. A son retour à Bastia, il est employé à la société du gaz et de l’électricité de Bastia. Parallèlement, il entreprend une activité militante aux jeunesses communistes, et au syndicat CGT, l’année suivante. Il occupe rapidement des postes de responsabilité en entrant au Comité régional du PC et en devenant secrétaire du syndicat du gaz et de l’électricité et de l’Union départementale en 1937. De ce fait, Il participe aux congrès régionaux et nationaux de la CGT à Nantes, Paris et Limoges. Il est très actif dans le Comité de vigilance antifasciste et le Comité pour la Corse française qui lutte contre la volonté d’annexion de l’Ile par l’Italie mussolinienne.

Engagement dans la résistance

L’occupation de l’Ile par l’armée italienne le 11 novembre 1942, l’incite à entrer dans la résistance active. Avec quelques- uns de ses dirigeants régionaux du parti Communiste, il participe à une réunion à Bastia, pour établir les premières répartitions de responsabilités géographiques. Avec Raoul Begnini et Jean Meria, ils décident de rester à Bastia pour prévoir la riposte. Ainsi avec quelques camarades et ses frères, il effectue des distributions de tracts, collage d’affiches et de papillons. Dans le cadre d’une réorganisation du secteur d’arrondissement de Bastia, la direction composée de Raoul Benigni, Pierre Pagès, Etienne (Léo) Micheli, lui confie la responsabilité du PC de Bastia. Bastia qu’il doit quitter parce qu’il a été dénoncé par un voisin sarde, un espion. Heureusement, il est informé à temps de l’arrivée imminente de l’OVRA (gestapo italienne). Dès lors, avec son frère Edouard, ils se réfugient dans le maquis.de Castagniccia, plus précisément au village de Casabianca où habite un de leurs oncles. Ils y retrouvent Jean-Baptiste Fusella et deux résistants recherchés par la gestapo à Marseille : Auguste Laurent et Paul Morazzani. Dominique Vincetti décide de confier aux deux frères notamment une mission de surveillance des troupes italiennes, et allemandes, à Champlan, ceci jusqu’au mois de juin. Albert Fontana prend part ensuite à des attentats contre des forces d’occupation. Ses actions étant repérées, il est recherché par l’OVRA, et condamné par contumace à 10 ans de travaux forcés. Néanmoins, son combat est menée jusqu’à la libération totale de l’île le 4 octobre 1943 par sa participation active à la libération de Bastia.

Après la guerre

Le 29 avril 1945, Il reprend officiellement ses activités politiques et syndicales pour contribuer à la restructuration administrative de l’Ile. Pour remplacer la Délégation spéciale provisoire désignée à la Libération, une liste d’Union Patriotique est élue. Hyacinthe Montera, le bâtonnier de l’ordre des avocats l’ancien maire destitué par Vichy, résistant du réseau Pearl Harbour, est élu à l’unanimité de ses colistiers. Albert Fontana y figure, en sa qualité d’ouvrier de l’Usine à Gaz, et syndicaliste CGT. Toutefois, candidat battu aux élections cantonales de 1946, il préfère partir un temps à Ajaccio pour contribuer à l’activité de l’UD-CGT dont il en deviendra le trésorier l’année suivante. Il participe aussi à la mise en place de la Sécurité sociale et à la création de l’EDF-GDF. Il siège aussi au Comité confédéral de Corse du PC de 1961 jusqu’à 1971, au moins. A cette date, il est élu maire-adjoint de la ville de Bastia. En 1973, il est Président régional de la CGT en Corse et membre du Comité confédéral national du PC. Il décède, à 72 ans, dans sa ville de naissance le 17/09/87 après une vie sociale très intense.

Georges Preziosi

Décorations connues : Aucune à ce jour répertoriée.

Sources ; Dictionnaire du mouvement ouvrier « Le Maitron », Archives documentaires de Pierre Romani, Ouvrage « Tous Bandits d’honneur ».

 

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